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La baleine noire de l’Atlantique Nord, Eubalaena glacialis, est un mammifère de l'ordre des mysticètes (baleines à fanons). L’espèce est en voie de disparition et sa population compte moins de 400 individus.

• La baleine noire de l’Atlantique Nord a été déclarée internationalement «mammifère marin protégé» en 1935.

• La Loi sur les espèces en péril (LEP) a été promulguée le 5 juin 2003. La baleine noire de l’Atlantique Nord a été ajoutée à la liste officielle des espèces sauvages en péril en 2005.

• La baleine noire de l’Atlantique Nord est toujours au bord de l’extinction.

La répartition géographique de la baleine noire de l’Atlantique Nord s’étend de la côte de la Floride jusqu’au golfe du Saint-Laurent et les eaux entourant l’île de Terre-Neuve. Au Canada, on retrouve des concentrations de baleines noires dans trois régions principales : le bassin Grand Manan dans la baie de Fundy, le bassin Roseway au sud de la Nouvelle-Écosse et au sud de la péninsule gaspésienne dans le golfe du Saint-Laurent.

Il existe deux autres espèces de baleines noires : la baleine noire du Pacifique Nord (Eubalaena japonica) et la baleine noire australe (Eubalaena australis). Leurs répartitions sont différentes et séparées par les eaux chaudes des tropiques et les glaces arctiques.


Côté gauche de la tête d’une baleine noire
nageant à la surface.
L’alimentation de la baleine noire de l’Atlantique Nord se compose principalement de Calanus finmarchicus, un minuscule organisme marin de la famille des crevettes. La baleine noire extrait ce dernier en filtrant l’eau à travers ses fanons. Elle peut se nourrir en surface ou en profondeur. Quand elle nage à la surface, elle est difficile à repérer à cause de son profil allongé et de l’absence de nageoire dorsale.

La baleine noire peut être distinguée des autres espèces de baleines à fanons par sa large queue noire, son souffle en forme de V et l’absence de nageoire dorsale. De plus, les individus de la population peuvent être différenciés entre eux par un motif dessiné sur leurs têtes par des callosités, motif qui devient une sorte d’empreinte digitale.


Vue aérienne d’une mère (bas) avec
son baleineau (haut) dans les eaux
du sud-est des États-Unis.
La baleine noire de l’Atlantique Nord est particulièrement vulnérable aux collisions avec les bateaux qui peuvent occasionner des traumatismes et des lacérations d’hélices ainsi qu’aux emmêlements dans du matériel de pêche dont elle ne peut se libérer elle-même. Elle est aussi sensible aux polluants et aux toxines qui se retrouvent dans l’océan. Chacune de ces menaces résultent d’activités humaines dont les impacts devront être minimisés afin d’assurer la survie à long terme de l’espèce.

Tant au Canada qu’aux États-Unis, il existe des lois pour protéger la baleine noire de l’Atlantique Nord. Des mesures de conservation et des programmes d’inventaire ont été instaurés afin de mieux la protéger et la comprendre. Par contre, sans le soutien des usagés des eaux où la baleine noire se nourrit, se reproduit et élève ses baleineaux, le chemin vers le rétablissement de l’espèce sera long et incertain.

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